Pourquoi je suis passée aux cosmétiques naturelles…

Lifestyle
13 novembre 2015, , , , /

L e bonheur c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles. - Indira Gandhi

Cela fait un moment déjà que j’ai publié un article concernant ma décision de vraiment faire un effort pour analyser et changer mes habitudes de consommation. Vous avez du vous dire que c’était une lubie de début d’année et que j’avais déjà abandonné, mais non non, c’est juste que ça prend du temps! Voici donc le second article de la série: j’ai décidé de commencer avec les cosmétiques. Et ce n’est pas une mince affaire…

Retour au mois d’avril dernier, Paris Bastille, 4eme étage d’un petit immeuble comme les autres. Vu que j’étais sur le point de déménager,  c’était l’occasion de tout sortir des placards et de faire un peu de tri.
Je ne vous dis pas la QUANTITÉ de produits que j’ai sorti de ma (minuscule) salle de bain, enfin si je vous le dis j’ai même fait une photo. Même pas peur de la publier…

… Clairement il y avait une marge d’amélioration possible (mais je suis sûre que je ne suis pas seule dans ce cas, n’hésitez pas à laisser un message en commentaire si vous aussi vous avez un coming out à faire en matière d’accumulation de produits de beauté inutiles 😜). J’ai compté, il y avait 60 flacons (hors maquillage!) 😱😱😱.
Du coup par où commencer ??!
Au delà d’un tri pour virer ce qui était périmé ou que je n’utiliserai plus jamais, j’avais vraiment deux objectifs:

  1. Déterminer de quoi j’ai réellement besoin et quels types de produits sont vraiment nécessaires à mon bien-être;
  2. M’intéresser à la composition des produits que j’utilise pour apprendre à bien les choisir.

De quoi ais-je vraiment besoin?

Ce premier point est à la fois facile et difficile à déterminer. Pourquoi?

Parce que je pense que globalement on sait un peu toutes qu’on a pas un besoin vital d’avoir une crème de nuit ET une crème de jour, mais après tout, si on se sent bien à utiliser les deux, je ne vois pas vraiment où est le mal, puisque si on y réfléchit bien, à la fin de la journée, on a utilisé la même quantité de crème, elle venait juste d’un ou deux tubes différents.

A chacun donc de faire son choix, et de consommer de la manière qui lui semble la plus responsable tout en ne se privant pas de ses petits plaisirs.

Il y a matière à réfléchir sur beaucoup de produits. J’ai cité les crèmes pour le visage, mais on peut aussi débattre de l’utilité des après-shampoings, des « serums » ou encore des crèmes amincissantes, anti-ride ou je ne sais quoi encore.

Personnellement, je prends le parti de faire les choses en connaissance de cause: une fois qu’on a pris conscience que le besoin pour la majeure partie des produits que l’on nous vend aujourd’hui est généré par des stratégies de marketing, et que ces produits ne sont pas forcément nécessaires à notre peau, alors on peut décider si oui, ou non, on continue d’acheter ces produits « secondaires ».

Par contre, je crois que la question la plus importante ne réside pas tant dans les types de produits qu’on choisit d’utiliser, mais plutôt dans les raisons pour lesquelles on choisit d’acheter un produit, ou même une marque plutôt qu’une autre?

Comment choisir mes cosmétiques?

C’est la question qui s’est imposée à moi une fois le tri fait dans mes produits. J’ai commencé à m’interroger: Qu’est ce qui me pousse à choisir un produit plutôt qu’un autre? A acheter mes cosmétiques dans certaines boutiques? Mes choix sont-ils faits en connaissance de cause, et au mieux pour ma santé?

Au final, qu’est ce qui influence mes choix?

Bilan jusqu’à présent: Il y a une partie de plaisir, que j’ai déjà mentionné plus haut, mais aussi de bien-être, et pour les produits les plus basiques comme le savon ou le dentifrice, de santé et d’éducation.

Démonstration: jusqu’à récemment, j’avais tendance à utiliser certaines marques pour les produits d’hygiène parce que c’était celles qu’on utilisait à la maison quand j’étais plus jeune (dentifrice, savon pour les mains…). Pour les produits plus glamour que le dentifrice, je me laissais guider par l’apparence du flacon (« ça fera joli sur la baignoire! »), par ce qui était écrit dessus (« un gel douche à la mousse onctueuse ET à paillettes??? WAOW »), par la promesse d’un parfum exotique (on m’aurait fait acheter n’importe quoi au monoï dès les premiers rayon de soleil au printemps) ou encore, après une première prise de conscience, par la mise en avant d’une composition « naturelle » (« shampoing aux extraits naturels de violette » – pourquoi pas?).

Mais tout bien considéré, ces produits sont au contact plus ou moins prolongé de notre peau tous les jours,  et certains ne sont pas rincés. Alors à quoi devrait-on réellement s’intéresser lorsqu’on choisit ses cosmétiques? Aux promesses écrites sur les flacons? Non, c’est à leur composition bien évidemment.

Et là où la majeure partie de la population fait confiance aux marques et aux messages qu’elles véhiculent, j’ai découvert en faisant des recherches qu’il existe tout un monde d’informations à notre portée mais que l’on se garde bien de nous communiquer clairement (ou du tout). Ayant la peau assez sensible depuis toujours, j’ai souvent fait confiance à des conseils de dermatologues, ou pensé qu’en achetant des produits en pharmacie je me prémunissait des produits les plus « chimiques ». Mais là encore, avec quelques connaissance, j’ai découvert que ce n’était pas forcément vrai.

Pourquoi? Parce que derrière les marques les plus connues se cachent des géants de l’industrie cosmétique qui se mènent une guerre féroce dont l’ultime but est de maximiser leurs profits. Pas de s’assurer de notre bien-être sur le long terme, non non. Ils font face à une pression énorme de la part de leurs concurrents  qui les poussent à inventer toujours plus, toujours mieux, toujours moins chers, et parfois souvent cela se fait au détriment du consommateur final, qui était pourtant le premier intéressé. Tout ça pour être sûr qu’une fois au supermarché, on choisira leur marque de shampoing plutôt qu’une autre. C’est la loi de la jungle. Au-delà de ça, il existe tout un tas de termes dont l’utilisation n’est pas réglementée (hypoallergénique, naturel…). Je vous laisse imaginer le pire.

Concrètement, comment cela se traduit-il dans un tube de crème hydratante ou une bouteille de shampoing?

  • Et bien, à l’intérieur, par l’utilisation d’ingrédients de remplissage, synthétisés chimiquement pour un coût très faible et sans aucune utilité pour notre peau, et parfois même officiellement reconnus comme nocifs pour la santé humaine (conservateurs, agents moussants, anti-transpirants…).
  • Et à l’extérieur, par des promesses souvent futiles et surtout fausses écrites en gros sur les étiquettes, mettant en avant l’utilisation de telle ou telle molécule miracle ou naturelle qui représente en réalité 0.001% de la composition finale du produit. Pire, surfant sur la vague écologique actuelle, certaines marques font du greenwashing pur et dur. Vous savez bien à quoi je fais référence, cette stratégie simpliste qui consiste à mettre un produit lambda dans un flacon de couleur verte avec des fleurs dessus en plaçant deux trois mots bien sentis sur l’avant de la bouteille (« naturel », « pur », « fait main »…) pour faire croire au consommateur qu’il consomme mieux, plus écologique, meilleur pour sa santé, moins nocif pour la planète… Tout en n’ayant pris aucune mesure réelle pour aller dans ce sens là.
  • Et si on leur pose la question? Ils répondront sans scrupule qu’ils ne font que répondre au désir du consommateur et ne peuvent pas se permettre de faire autrement. FAUX! (comme dirait Norman ^^)

Bref, en clair, on nous manipule et on nous vend n’importe quoi, au détriment de notre santé. Et après, on se demande pourquoi nos problèmes de peau ne disparaissent pas et pourquoi autours de nous, tout le monde semble développer des cancers de plus en plus fréquemment. Voilà les raisons qui m’ont poussée à me tourner vers les cosmétiques dits « naturels ». Mais attention, quand je dis « naturel », il ne s’agit pas juste que ce soit écrit sur le tube! Il faut que la composition du produit et l’éthique de la marque suive derrière! Le principe est simple: naturel = pas de produits de synthèse chimique (dérivés du pétrole, tout ça tout ça…).

C’est ce dont je vous parlerai dans un prochain article que je prépare sur les trucs à savoir pour choisir ses cosmétiques.

En attendant, je vous invite à regarder ce documentaire « gel douche, peaux sensibles s’abstenir » qui en dit long sur les dérives de l’industrie cosmétique. 53 minutes de votre vie bien employées si vous ne l’avez pas encore vu!

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui!

Et vous? Sur quels critères choisissez vous vos produits de beauté et maquillage? On en discute?

Encore, encore!

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